Vos
poèmes

Poésie Française : 1 er site français de poésie

Vos<br>poemes
Offrir
ce poème

Roger VIDAL

Mon bien

Mon amie de parcours, menthe douce et amère
C’est avec toi je sais que doucement j’irai
Au cœur des verts pays que je nous choisirai
Avec le goût du lait pris au sein de ma mère
Avant qu’en son vol fou ne meure l’éphémère.

Je referme mes bras sur vous en ton plein ciel
Ne me dites jamais l’heure est mélancolie
Ah aime moi un peu, beaucoup, à la folie
Et je vous donnerai chaque point matriciel,
De toutes nues couleurs aux iris d’arc en ciel.

Que se mêlent souvent aux heures oniriques
Vos visages pareils les soirs de rendez vous
Et ces mots familiers et le tu et le vous
Semblables vous étiez mes fées isométriques
Et nos nuits se peuplaient de comètes féeriques.

Vos robes qui glissaient, mes chères créatures
Douces gaines d’amour et nos peurs d’essaimer
Ah j’ai tant fui en vain le désespoir d’aimer !
Ne m’en restera-t-il après tant d’aventures
Que le sucre à vos miels et à vos confitures.

Des soirs j’ai entendu ou bien il m’a semblé
Entendre le murmure au plus profond des bois
Nymphes de la forêt, musiques des hautbois
Ces notes de cristal au troupeau rassemblé
Comme bleuets jetés au cœur du champ de blé.

Que se brise mon rêve aux contours de délire
Mais pourtant s’il fallait que j’en meure vaincu
Je partirai sachant tout ce que j’ai vécu,
Ce que j’ai consumé de bougies à relire
Cette carte au trésor et l’or de votre rire.

Vos noms brûlent la nuit en lettres majuscules
Julie, Anne ou Édith aux lèvres reconnues
Entre mille et bien plus, qu’êtes vous devenues
Eussions nous affirmé sans être ridicules
Que nos aubes touchaient déjà nos crépuscules ?

Claire, Rosanne ou lys, au parfum de vanille
Des soirs ensorcelants où ma vie se dédouble
En aurez vous gardé cette nostalgie trouble
Qui me prend quelquefois lorsque se déshabille
Cette Jane en mes nuits, comme une simple fille.

Toutes les résumez ma si pure impudique
Vous et seulement vous aujourd’hui pour tout bien
Je ne sais plus d’hier, je ne sais plus combien,
Vous êtes bien la seule, opulente et modique,
La nue propriété que mon cœur revendique.

Le 01 février 2009