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Méric GUILLO

Miroir

Par ma peau flétrie et usée de mes souvenirs d'avant.
Je vois grandir les rides ouvertes à mon front éteint.
Ai-je l'age de déplaire aux yeux de mes survivants ?
Ai-je l'ombre de mon passé à l'ombre de mes mains ?

Alors que mes yeux s'illuminent à mes rêves enfuis ;
Le soir catacombe envahit mon reflet d'un vert fruit
Et je jure, de croire encore à mon image d'antan.
Au souvenir suave et si pur de mon visage d'enfant.

Je ne pleure pas, je me prie à moi même, en oubliant
Les heures qui passent et qui m'enchaînent. Devant
L'ego de ma vie fripée d'ans, dans un dédain de moi,
Je ne pleure pas, non, je prie la souvenance de moi.

Et mes mains tremblent du mal être de mon sort.
Sur mes joues qui se creusent en jaunisse de corps,
Elles caressent les restes d'homme. Mais, qui croire ?
Moi ! Qui je suis réellement, ou bien alors ce miroir.

Dans ce regard noir où l'ancre de ma vie se noie.
Aux confins de l'abîme où le péril inouï est roi,
Je vois délirer mon passé d'insouciants contentieux :
Les drames mouillés d'orgueils à mon front ambitieux.

Je regrette déjà de m'être regardé et ainsi me déplaire
Jusqu'à me condamner. De me donner en spectaculaire
Et socialement partagé, être toujours là sur cette terre.
Monstre affligeant, de l'enfant que j'étais encore hier.

Par ma peau flétrie et usée de mes souvenirs d'avant.
Je vois grandir les rides ouvertes à mon front éteint.
Ai-je l'âge de déplaire aux yeux de mes survivants ?
Ai-je l'ombre de mon passé à l'ombre de mes mains ?