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Louca NAKHUTSRICHVILI

Palmes

Quand une fois Sa douce splendeur
Brillait sur les gens, divinement aperçues,
Les éclairant d’un nouveau, opulent façon
Par le portail de Jerusalem,
C’est depuis cela que j’ai reconnu,
ô merveilleux garçon,
Que je t’aime.
Il passait sur les palmes
Et sous les cris : Hossana !
Toute la Nature Lui obeissait,
Comme l’eau miraculeux à la noce de Cana.
Gracieusement ondulaient
Les sequences
De Son esprit,
Lui repondaient
Les fortes frequences
De la foule,
Et toutes cettes harmonies
Et les cadences
Occupaient ma pensée,
Que je t’aimais,
Mais – ô vilain charmant ! -
Les disharmonies
Et les decadances
De ton orgeuil, elancé
Entre tes bleues yeux
Detruisaient la gloire jerusalemée
De mon Amour et de ta Beauté,
Dans laquelle nichait Dieu,
Lui, le plus ardemment aimé.
Et quand Il marchait entre la foule,
Me voyant comme un individu,
Des millions de mains,
Cherchant leur salut,
Mettaient tremblants des branches des palmes
Devant Ses pas,
Et comme Son visage était beau et calme
Et divinement résolu,
C’était là que je t’ai reconnu
Comme le Christ, que tu n’es pas.