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Florent QUARTIER

A la douce traversée des printemps vosgiens...

A la douce traversée des printemps vosgiens,
Mon âme s'estompe dans ses hectares de forêts
Refusant les mobilités partielles
Inutiles et superficielles.
Me distançant de mon prochain
Que j'aime tant.
Je me retire de mes amours perdus.
Puis mon encrage fictif,
Aux profits des merveilleuses exhalaisons,
Je m'imagine bien loin,
Traversant barrières boisées et enchevêtrées,
Mes amourettes futures traversant les saisons.
Mais aujourd'hui, juste un arbre à mes pieds,
Suivis de milliers d'autres dans mes horizons.
Glanés de beauté naturelle,
Qui sans doute, ne sera jamais pris de corruption,
Non envahie par le mensonge.
Je ne peux leur murmurer mes envies,
Mais je les entends,
Eux et leurs hauteurs infinies,
Me promettant une grâce flottante
Jusqu'au cieux, nuages et cumulus,
Sous leurs formes les plus candides
Me projetant dans leur stupeur mélancolique,
Je ne pourrais les ignorer.

Divines collines superposées au bien être de ses habitants
Ne subissant leur convenance
Mais leur imposant tes paysages enivrés de sagesse,
De tes volumes, de tes expressions souhaitées.
Puis ces lacs bordant ces terres promises,
Mais ici, n'attendant guère Moïse.
Tellement sainte,
Annexés aux routes,
Contraire d'une parenté des tilleuls,
Dont ces Hommes en tirant profits
Habitués par tes appels et chants infinis
T'oublies dans leur courant tellement fini.

C'est alors, qu'au plus profond de moi,
Me forçant à l'écoute de ton appel sauvage,
Me déshabillant, nu,
Emergé par ces plaines vivifiantes.
Ainsi, ces rares passant me dévisageant
Apeurés par l'incompréhension d'idéaux lointaines.
Je souris, et sens,
Cet air frais caressant ma chevelure,
Mon âme communiquant les présents instants,
Pour le tout et pour le néant.
Mais à l'horizon de mes passions,
La douce illusion arrivera en son terme
Quand une réalité Durkheimienne,
M'enlèvera des tiens.
Ô Nature, envahie de sagesse infinie,
J'admire tes appartenances.