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Didier MERAL

Pendant qu’au firmament…

à Cécile

Pendant qu’au firmament l’étoile du berger
Vers l’onde moutonnante ose un rayon léger,
Mémoire de la nuit, l’ombre, fuyante et noire,
Se fond à l’orient sous des vagues de moire ;
Sur la robe du soir un long voile de brume
Festonne au fil de l’eau des dentelles d’écume.
Un clair scintillement argente la ramure
Par delà l’horizon d’une immense mature.

On croit entendre de l’autan l’ire pointue,
Écho lointain d’une voix tendre qui s’est tue…
Est-ce un frisson, fusant à la fleur de l’eau blême,
Âme du chant rêveur d’un étrange poème ?
Sombres dragons de mer, enflant la vague ronde,
A la gronde des flots mêlant leur voix profonde ?

Le souffle bleu d’un ange effleure l’onde errante,
Et caresse en rêvant sa rose transparente…
Vois ! Les orbes du jour, en rondes éternelles,
Émaillent l’occident d’éclats d’aubes nouvelles…

Vaste horizon vainqueur, vois ployer mon cœur lige !
Valse tourbillonnante, indicible vertige,
Quand le ciel, parfumé de fragrances marines,
Frissonnant du baiser des ailes ballerines,
Fait danser l’océan tout d’écume couvert
Sur un grand lit de nacre et de goémon vert…