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Benjamin Olivier FOLICHON

L'anneau...

Il n’est de muguet au mousquet de vos moustaches,
Chère comédienne, aux lèvres si douces de France ;
Vous ne m’êtes de mon sang qu’à peine la tâche,
Allant des royaumes, aux terres saintes des sens.

Depuis Aïeux, il vous semble bon de médire de moi.
Il n’est point de liberté aux lois qu’où je m’y pense,
Où vos appâts de Molière me rendraient moindre Roi…
Allons bon, c’est certes là votre cours de différences.

Quand bien même j’aurais en vous le cœur en scène,
Sachez, Mademoiselle de mes désirs de vous plaire,
Que vous ne m’êtes rien, qu’un mariage où s’égrènent,
Les pires folies de l’amour où je ne vous ferais prières.

Loin de moi la déchirure d’un jour vous perdre,
Puisque je ne vous ai jamais eue à ma main,
Vous devinerez qu’un jour une cloche de cèdre
Vous rendra l’amour que vous ne m’accordiez point.

Si au trépas je ne venais à vous voir au lys mariée,
Quel crime des temps feraient les zéphyrs des pôles,
Allons bon une fois encore je le dis, vous m’êtes aimée,
‘Je t’aime’ vaut bien mieux que toutes les fleurs de Gaule.