Un jour, je suis partie à ma rencontre…   

Obscure est la mémoire, de mon existence,
Où règne en maître le spectre, d’un vide immense
Que rien n’arrive à combler…
O folle flammerole, exaltée de clémence,
Qui consume le cierge de ma pénitence,
Depuis tant et tant d’années…
Aurais-tu la bienveillance,
D’arrêter de m’enfumer ?

Les certitudes glanées, le long de ces routes,
Parsèment des troubles, dans mon champ de vision,
D’où les paroles s’échappent, sans permission,
Désertant la voie, de l’aphone qui écoute.

Je vois l'abscisse de mes croyances,
Complètement désordonnée,
Croiser des axes inconnus,
Aux valeurs corrompues.
Alors, je tire un trait,
Sur les points sans intérêt.
Mais dans la longueur du silence,
Je perds le fil de mes pensées…

Fascinante ambiguïté, qui me fait plonger,
Dans un espace instable, de perplexité,
Où s’érigent en dogmes, de bien beaux mensonges,
Dans le vil squelette, de mes propres idées.
Et quoi que je dise ou fasse, quand bien j’y songe
Je peine à m’en, débarrasser…

Je rêve aux lendemains, que je ne construis pas,
Attendant du destin, ce que je n’ose pas…

J’avance en conséquence, le poids des constats,
Mais vient l’allégeance, qui me montre du doigt.
Devant cette assemblée, de regards qui me toisent,
Je vois la cécité, des pensées discourtoises.
Ainsi, à la minute de mon jugement,
J’acte, de quitter scène et applaudissements,
Et d’un geste élégant, sans grande éloquence,
Je tire les balles à blanc, de ma révérence…