Monsieur

Toi le maître, toi l’Eternel
Toi qui toujours tires les ficelles
Au grand théâtre de la vie
Toi que l’on prie
Toi qui es Dieu
Je sais que ton temps est précieux
Accorde-moi ton attention
Je voudrais poser des questions

Toi qui as fait les océans
Les fleurs et le chant des oiseaux
L'amour tendre d'une maman
L’enfant qui rit dans son berceau.
Ce monde que tu as créé
Tu le voulais presque parfait
Ne vois tu pas que tout se casse 
Mais pourquoi restes-tu de glace

Tes marionnettes sont perdues
La folie s’est emparée d’elles
Vois, elle ne t’obéissent plus.
As-tu embrouillé les ficelles
Pour que tu ne saches plus bien
Qui est le mal qui est le bien…

Bien sûr, des différences il en fallait
L’arrogance et l’humilité
L’opulence et la pauvreté.
Bien sûr, chacun sa place dans la vie
Il est des faibles, des puissants
Tous les vainqueurs, ceux qu'on envie.
Mais aussi les pleurs des perdants.
Les Grands qui fabriquent les guerres,
Tous les autres qui vont la faire..

Monsieur
Pourtant tu avais défendu
Qu'on vole, qu'on viole, qu'on tue
Qu'on souille le corps d’un enfant.
Entre le vice et la vertu
Le choix semble bien hésitant

Monsieur, quelque soit le nom qu’on te donne
Chacun t’appelle comme il veut
Je crois que l'Humain déraisonne
Redeviens le Maître des lieux.