Aurélie

Aurélie, Aurélie
La jeunesse est une fleur fragile
Elle enivre, elle enflamme, elle séduit
Puis, un jour, elle s’échappe sans bruit.
Son éclat s’estompe peu à peu
Mais toujours on en reste amoureux
Aurélie, Aurélie
Ton histoire tu la redis encore
Dans ce bar, bien minable décor,
Où tu pleures le printemps de ta vie.
Tu racontes, et ton cœur se souvient
D’une fille aux chaussons de satin…

Voilà le grand rideau qui se lève,
L’orchestre commence.
Irréelle, comme sortie d’un rêve,
Tu apparais, tu danses.
Ton corps qui s’élance comme une aile
Pour cueillir des fragments de ciel
Et, depuis les loges au parterre, ils sont venus pour te voi
Toi la danseuse étoile qui brillera dans leur cœur ce soir.
Ils sont debout, ils t’acclament
Tu donnes à la danse une âme

Aurélie, Aurélie
Il faut bien laisser faire la vie
Tes regrets rendent triste un souvenir joli.
L’automne a des couleurs
Que le printemps envie
Et s’il a moins de fleurs
Chacune est fort jolie.

Aurélie, Aurélie
Il est tard, mais tu vas boire encore
Quelques verres, car tu sais qu’à l’aurore
Le présent se sera endormi
C’est alors que tu retrouveras
Les lumières, la scène de l’Opéra.

Le temps ne peut plus te faire outrage
Car tu t’es enfuie de sa cage
Ton sommeil se rit bien de lui.

Aurélie, rêve !