Contraires

Comme l’ombre est à la lumière,
Comme le torrent est à l’océan,
Comme le volcan est à la terre,
Comme l’éclair est au firmament.

Comme mes mains noueuses
Sur ta peau de satin.
Comme mes lèvres rugueuses
Sur le bout de tes seins.

Comme mon corps tremblant
Sur ton corps d’airain.
Comme ma bouche en sang
Contre tes dents, tes poings.


Comme mon impuissance
A dompter ton chagrin.
Comme ma pénitence
A soutenir en vain

La douleur qu’un salaud
Que tu trouvais fort beau,
A fait naître en tes reins.

Sur ton ventre arrondi,
Je veux poser mes mains.
Je sais, ce n’est pas rien.
N’aie pas peur, souris.

J’ai croisé ton chemin.
Moi qui suis né vilain
Mais j’attends cet instant
Depuis la fin des temps.

Tes regards, tes soupirs
Ignoraient ma présence.
Ta beauté, ta prestance,
Faisaient fi
De mon intelligence.

Mais, aujourd’hui
Tout espoir est permis.
O chérie, je t’en prie
Accepte moi, dis oui.