Le passage.   

Je suis pris, par la foule
Qui m’agace et me saoule
Mais forcé et contraint.
Je la suis.

Des moutons en nuage
Recherchant un alpage
Je m’adapte, à son train.
Et la suis.

Pas un ru, pas un arbre
Tout le monde semble de marbre
Par ce calme qui m’étreint.
Mais, je suis.

Et ce froid, qui empire
Je grelote et transpire
Mais me lie et m’astreins.
Oui, je suis.

Plus de glas, qui résonne
Et au loin, plus personne
Si ce n’est qu’un quatrain
Qui me suis.