Les optimistes


Ils ne considèrent dans l'ombre
Que le beau soleil qui la cause,
La feuillée d'Octobre qui tombe
Prédit d'Avril l'apothéose

Sans secours de la volonté
Leur humeur brille d'Aquitaine ;
Ni superstitieux, ni athée,
Ils goûtent sur Terre un Eden

Ils saluent dans la noire cendre
La renaissance du phénix,
Toujours prouve une salamandre
La vie triomphant du supplice

Ainsi leurs perspectives versent
Dans leur coeur des rayons divins,
La vie pour eux est une ivresse
Bue dans un verre à moitié plein