Fantôme

Souvent je te dis je t’aime,
Tu me regardes et tu souris.
Tu reviens des années en arrière,
Te rappelant le grand amour de ta vie.
Nostalgique et encore blessé,
Malgré le poids des années,
Malgré tous les moments forts
Que nous aurons partagés,
Ou bien avec celles que tu as déjà oubliées
Ou avec d’autres dont l’existence m’est cachée,
Tu me réponds peut-être à travers et à tort :
« Moi aussi, que je t’aie’m ! »
Plusieurs jours passent dans le silence,
Je ne supporte plus ton absence
Au bout du combiné je te dis : « Tu me manques ! »
Je sens alors qu’au fond de ton cœur tu ris,
Bien loin en arrière tu rebondis.
Comme si elle t’avait quitté hier,
Tu me réponds : « Que tu me manques ! »
Ce soir amoureusement tu passes me chercher,
Tu vois dans mes yeux que mon corps a soif de t’aimer,
Comme un vampire assoiffé de sang
Dans une histoire vieille comme le monde.
Sans le vouloir tu recules le temps,
Et tu reviens à cette ultime seconde.
Tu souris béatement puis tu m’étreins,
Et moi tout doucement je viens.
Je t’aime : A qui le dis-tu ?
Tu me manques : A qui penses-tu ?
Et l’amour : A qui le fais-tu ?
Mais je ferme peu à peu les yeux
Je fais semblant qu’à ces moments-là,
Nous ne sommes que deux.
Même si je sais qu’au fond de toi,
Ce n’est pas tout à fait ça.