Portrait d'un homme
Quand le soir ne vient pas,
Que le jour le ronge,
Il s’enfuit pas à pas
Rejoindre les songes,
Son enfance innocente,
Ses souvenirs heureux,
Méprisant la plaie béante
Qui mit son âme en feu.
Les substances illicites
L’éloignent de sa peine,
Des images qu’il évite,
Des pâles et fines veines
Qu’un jour il vit saigner :
Elle était étendue
Pour longtemps voyager
Car elle ne vivait plus
Sinon pour quelques moments,
Quand enfin elle retrouvait
Les bras de son bel amant,
Grâce auquel elle tenait.
Il voulait vivre
A ses côtés,
Comme dans les livres
Toujours l’aimer.
Hélas, sa belle
En elle souffrait
Elle était celle
Qu’un père battait.
Elle rejoignit les Cieux,
Il resta sur la Terre
Et vit de son mieux
Ces jours éphémères.


