Le petit poisson et la lune

Dans leur jeu
Des partages éphémères
Des angelots
Murmurent le mystère
De la lune à l’étang

Des mots
Accoutrés de vent
S’échappent
Et tombent dans
L’oreille
D’un petit poisson

À moi la lune !

Se dit-il
Conquérant
En remontant
À la surface de l’eau
De tout son élan

Il cherche encore
Avec passion
L’astre luisant
Là où il n’y a que le vide

Comme si Dieu
Le persécutait
Sur les lieux
D’un non-lieu