Le corps agité de soubresauts

Le corps agité de soubresauts
Toute la nuit je t’écris
Flammes
Qui dansent par-ci
Ondes
Qui tremblent par-là
Toutes me franchissent
Pour aller vers toi
Nuées d’étoiles
Filant entre les jointures
Mal colmatées
De mon âme
Et je n’ose plus respirer
De peur de rompre le charme !
A l’aube
Je ferme les yeux
Et me laisse glisser
Dans le sommeil
Avec la bénédiction
De ton aimance
Qui a transformé
En velours
La dureté de mon silence !
Imperturbable
Un chat passe
Tout près de moi
J’envie sa sagesse
Et la lente mélodie
De son corps !