La nuit n’a plus

La nuit n’a plus
Qu’à reprendre sa robe
Combien de fois
Ne fut-elle pas
Suppliée d’en relever
À peine les bords
Ou d’en raccourcir
Un peu les manches

Qu’elle reprenne aussi
Ses bijoux
Ses dentelles
Et ses châles acquis
Par héritage

Pour son bel amour
La gazelle ne gardera
Que les traits du jour
Sur son corps
Et les traces du soleil
Sur son visage !