Ô vague au doux pétale

Vague de fleurs légèr’, flottant dans les nues blanches,
Muse au parfum rosi aux douces confidences,
Ta caresse est légèr’ si ténue pour mes sens,
Pour cette chair’ pressée, broyée dans le silence.

Pourtant j’étais parti si loin, si loin alors,
Pour ne plus contempler jamais tes douces fleurs,
Qui dans le matin vid' sur le mur gris d’un pleur
Résonn’. J’étais parti, anticipant mon sort.

Présent s’en vont flotter milles chevaux ailés
Et, leur fine crinière au vent de l’ignorance,
En chevauchée lointaine se dissip’t en silence …
Le battement d’une aile emportant nos pensées.