Yeux.


Qu’il soient bleus ou verts ;
Qu’ils soient indulgents ou sévères,
Deux yeux, ce sont deux agates ;
Ce sont deux bijoux de couleur.
S’ils appartiennent à une renégate,
Ils deviennent source de douleur,
Et il faut plaindre le malheureux
Qui en est tombé amoureux.
Ils sont sources de pleurs
Et attristent le cœur
Quand le chagrin reste inexprimé.
Quand une femme n’est pas aimée,
Ils sont éplorés et obscurcis.
Yeux de biches ou en amandes ;
Yeux noirs ou adoucis ;
Yeux heureux ou en demande.
Il y en a qui ne voient jamais le jour,
Mais leur bonheur n’a nul autre pareil
Parce qu’ils regorgent de soleil.
Il y en a qui conviennent aux vautours.
Ceux-là de toutes les beautés ils jouissent,
Mais jamais ne s’épanouissent.
Les yeux sont deux fenêtres ouvertes.
Elles révèlent l’âme rebelle ou offerte
En fonction de chaque individu,
Qu’il soit serein ou éperdu.