Viens, la mort.

Tu es inéluctable et sans recours
Et moi, je t’attends depuis toujours !
Il est le jour et l’heure à ma montre
Et je me réjouis de ta rencontre . . .
Depuis le temps que tu ratisses,
Je ne te demanderai ni crédit
Ni le moindre sursis !
Allez, viens et qu’on en finisse !
Et comme tu ne me fais pas peur,
Je t’accueillerai sans haine ni aigreur,
Pour te laisser faire ta sale besogne.
Je serai sans espoir ni vergogne.
Tu m’emporteras sur tes ailes glacées,
Par dessus les montagnes enneigées ;
Par dessus les cris déplacés,
Par dessus la douleur propagée ;
En riant des gorges serrées
Et des menaces dérisoires proférées,
Quand des poings rageurs
Voudront jouer les vengeurs.