Quand elles sont mariées.

Il y a épouse et épouse . . .
Et il n’y en a pas deux pareilles.
Il y a les cool et les jalouses.
Entre celles qui veillent
Et celles qui ferment les yeux,
Il y a moult caractères affectueux.
Parmi les chastes et les vertueuses,
Il y a les légitimes et les officieuses.
Les vulgaires et les somptueuses.
Les magnanimes et les vicieuses.
Les sournoises et Les ingénues.
Les vierges et les prévenues ;
Les potelées et les conformes.
Les attirantes et les énormes.
Les adorables et les rombières.
Les godiches et les lumières.
Les cruelles et les rêveuses.
Les indulgentes et les boudeuses.
Les complices et les maternelles.
Les puritaines et les charnelles.
Les prudes et les imaginatives.
Les frigides et les lascives.
Les prétentieuses et les raisonnables.
Les moches et les agréables.
Dans l’ensemble, il y a des mères poules
Qui surveillent ; maternent ;
Assistent ; gouvernent ;
Étouffent et soulent.
Ces épouses, malgré toutes leurs qualités ;
Malgré toute leur probité,
Elles ne sont jamais parfaites.
Viennent ensuite les infidèles ;
Elles, elles ne sont jamais satisfaites.
Sous des dehors de tourterelle,
Elles sont tellement exigeantes,
Qu’elles en deviennent épuisantes.
Elles sont tellement exubérantes,
Qu’elles en deviennent gênantes
A vouloir faire des galipettes ;
A vouloir jouer de la clarinette
N’importe quand ; n’importe où.
Il y a aussi, les hystériques.
Elles, elles sont toujours dithyrambiques.
Elles enflamment et rendent fous
Leurs pauvres mâles,
Avec leurs cris ; leurs râles ;
Leurs pleurs et leurs gémissements.
A l’extrême, il y a les bigotes.
Elles, quand elles veulent, c’est un événement.
En plus d’être manchotes,
A chaque coup, elles frustrent leurs maris,
Qui, une fois de plus, désertent et le lit et le logis
Pour aller choisir parmi les dames de la nuit,
Celle qui saura lui dérider le vit.
Enfin, il y a les mamans.
Pour elles, il n’y a ni mari ni amant.
Seuls leurs enfants leur importent.
Elles les veillent ; elles les dorlotent ;
Elles les protègent ; elles les pilotent
Et mesurent les joies qu’ils leur apportent.