Quand elles se donnent.

Prends-moi dans tes bras,
Et fais-moi l’amour
Jusqu’au petit jour.
Qu’importent les dégâts !
Prends-moi, je suis à toi
Et je suis ta chose ;
Mon cœur est aux abois.
Je veux voir la vie en rose.
S’il te plait, fais-moi tout.
Caresse-moi et embrasse-moi partout.
Je veux que tes mains, et tes lèvres
Rencontrent mes autres lèvres.
Je veux qu’elles me parcourent tout le corps ;
Qu’elles me caressent et caressent encore.
Je veux que tes baisers me fassent frissonner
Comme la fleur que le vent fait se déhancher,
Tandis que jalouses, les autres ont flanché.
Je veux oser, m’enhardir et t’étonner.
Je veux te serrer contre mes seins turgescents.
Je veux te rendre heureux et indécent.
Je veux t’arracher les cheveux et te mordre.
Je veux te chevaucher et ne pas en démordre.
Je veux te voir enlever tous tes complexes.
Je veux te voir toujours bander.
Je veux que tu deviennes fou de mon sexe ;
Je veux que tu me prennes sans me le demander.
Je veux te sentir profondément en moi
Je veux que tu me baises bien.
Je veux gémir et haleter pendant tes vas et viens,
Jusqu’avant le moment de l’envoi.
Je veux jouir et crier mon bonheur,
En attendant de recommencer tout l’heure.
Avant cela, ton oreiller qui est près du mien,
Me verra m’affaler en sueur, éreintée,
Mais heureuse et radieuse, ô combien,
Parce que tu ne m’as pas feintée.
Saches que mon corps t’appartient,
Et qu’il réclame sans cesse le tien.
Mon cœur qui se sent à l’étroit,
Tellement il ne me parle que de toi,
Voudrait sortir de sa cage, et voler
Dans le ciel azuréen avec les oiseaux.
Même s’il n’est pas question de convoler,
Pour lui, quand tu es là, il fait beau
Chaque fois que le soleil se lève.
Hélas, son bonheur s’achève
Quand tu prétends
Que quelqu’un t’attend.

Le 2 Avril 2003