Quand elles pardonnent.


C’est vrai ; ce n’était pas très élégant,
La manière dont tu m’as quittée.
C’est vrai ; tu n’avais pas pris de gants,
Pour m’infliger cette iniquité.
Mais, quand je te reprends ;
Je te comprends, je me surprends
Et j’apprends, que j’étais trop possessive ;
Que ma passion maladive,
T’avait inévitablement exaspéré.
Alors tu étais parti désemparé,
En jurant de ne plus t’éprendre ;
De ne plus te laisser prendre
Au piège de l’amour carnivore,
Qui attrape, étouffe, et dévore,
Parce que c’est sa façon de vivre.
Et, il est rare qu’on s’en délivre.
Moi, je veux bien passer l’éponge ;
Assumer ma part de responsabilité,
Et dorénavant faire preuve de flexibilité,
Pour poursuivre notre merveilleux songe,
Interrompu par cette malheureuse mésentente.
Reviens, pour faire cesser mon attente,
Que je puisse te retrouver mon soleil.
Ne laissons pas notre amour dans l’impasse.
La nuit, je ne trouve pas le sommeil,
Et chaque heure ; chaque jour qui passe,
Me rend coupable de notre séparation.
Puisque tu n’es pas du genre retors,
Je veux bien admettre tous mes torts.
Je suis prête à mettre de la modération
Dans les élans qui t’avaient fait peur,
Pourvu que tu me reviennes.
Mon corps et mon pauvre cœur,
T’assurent que je suis toujours tienne.
Ma bouche et ma poitrine,
Sont toutes deux chagrines.
Mes bras qui n’ont plus embrasser ;
Mes mains qui n’ont plus caresser,
Depuis que tu nous as fuis,
Te cherchent en vain quand vient la nuit.
Au petit matin, mes yeux
Ne supportent plus ton absence.
Ils visitent tous les lieux
Que tu avais réjouis par ta présence.
Quant à mes sentiments,
Ils ne peuvent me mentir.
Et ils sauront ne plus me trahir.
A l’avenir je t’aimerai tendrement.