Marquise

Depuis quelque temps, chère Marquise,
Votre souvenir m’enivre ; me grise
Et me maintient sous votre emprise.
Sachez que je vous trouve exquise.
De plus, vous êtes bien mise !
De grâce ! . . . Ne feignez pas la surprise
Car il n’y a pas de méprise !. . .
C’est vous que j’ai choisie par l'entremise
D’une bonne âme qu’on appelle Denise
Et qui intervient mais jamais ne s’éternise.
Ce n’est pas moi qui vous courtise.
Ce n’est pas moi qui vous aime dans la hantise.
C’est mon cœur dont l’ardeur fanatise.
Le gredin me harcèle et brutalise,
Parce que j’hésite et me formalise
Même si vous me fascinez avec vos mignardises.
Ma récompense, pour vous avoir soumise,
Sera que vous ôtiez votre chemise
Afin que je sois ébloui par les friandises
Que vous dissimulez à ma convoitise
Sous des robes aux étoffes requises
Tandis que leur blancheur me magnétise.
Certes, votre complicité ne m’est pas acquise,
Mais je serai toujours fidèle à cette brise
Dont la fragrance capiteuse vous divinise,
Quand vous passez par ce chemin qui économise
Tandis que votre prestance vous favorise.




Fin.
Mahdaoui Abderraouf.