L'endormie

En cette nuit douce et câline,
Elle dort apprivoisée et offerte.
Elle respire la bouche entrouverte.
Tandis qu’elle dort, je vois sa poitrine
Se soulever presque imperceptiblement
A chaque nouvelle inspiration.
Je la regarde avec attendrissement
Mais non sans une certaine agitation.
J’ai envie de mordre dans sa bouche rouge cerise.
Je suis fébrile car mon désir me terrorise.
A quoi rêve mon adorée, mon ange.
Je ne trouve pas assez de louanges ;
Je ne trouve pas de mot transcendant
Pour vous décrire sa grande beauté.
Et ce n’est pas être condescendant
Que de succomber à une telle vénusté,
Car elle est plus belle que le soleil . . .
Elle est encore dans son sommeil,
Lorsque d’un geste inconscient,
Elle découvre mollement le bout d’un sein.
Je la regarde à mauvais escient
Car le spectacle devient par trop assassin.
J’ai les yeux fixés sur sa poitrine
Et je suis ébloui par la blancheur de sa peau.
Ne pas lui appartenir me chagrine
Tandis que mon cœur est réduit en copeaux.
Chuuuttt ! . . . Il ne faut pas la réveiller . . .
Regardez la quiétude de son joli visage ;
Il me fait penser à un magnifique paysage.
Je suis ému et tellement émerveillé,
Que je préfère quitter les lieux au plus vite.
S’il vous plait, ne lui parlez jamais de ma visite.


Le 7 Février 2007.