J’ai enterré mon cœur.



Las des fausses promesses;
Dégoûté par les traîtresses;
Déçu par les faux espoirs;
Tourmenté par les déboires ...
Un jour, j’ai enterré mon cœur.
Trop de rires moqueurs.
Trop de problèmes.
Alors, j’ai décidé de renoncer.
Alors, j’ai décidé de dénoncer:
Pour tous ceux qui aiment,
Le doux sentiment qu’on appelle amour
Et qui rend enfin heureux pour toujours
N’a jamais été qu’un banal subterfuge,
Parce qu’il n’y a pas meilleur refuge
Que des bras aimants pour trouver la quiétude.
C’est la meilleure assurance pour les vieux jours.
Quant à moi, pour assumer ma solitude,
Je n’aurai besoin ni de colère ni de bravoure.
Je ne serai jamais émerveillé par le doux sourire
De celle qui avait toujours troublé mes heures solitaires.
Je ne serai plus poursuivi par le malheureux souvenir
De celle dont la rencontre semblait salutaire.
Je ne serai plus la proie irrésolue des mes bas instincts.
Je ne serai plus l’éternel jouet de mon insatiable désir.
Je ne serai plus victime ni d’hallucination ni de délire.
Je ne serai plus enclin quant à prendre le moindre fortin.
Je ne serai plus à l’écoute absolue de mon triste cœur.
Je ne serai plus ni dans l’attente ni dans l’espoir.
Je ne serai plus ni à l’affût ni demandeur.
Je ne serai plus du genre blasphématoire.
Je serai indifférent aux femmes croisées n’importe où.
Je ne serai plus ni amoureux ni désireux ni jaloux.
Je n’aurai besoin ni de caresses ni d’étreintes.
Je n’aurai besoin ni de présence ni de femme enceinte.
Ne me plaignez pas ; votre compassion serait une insulte.
Quand on a été longtemps dédaigné, voilà ce qu’il en résulte