Hallucination. ( suite )


Je me contiens en attendant la suite.
Ses deux mains dans mes cheveux,
Elle me prend la bouche pour un baiser
Tellement espéré et tellement embrasé
Qu’il veut dire : « c’est toi que je veux »
Elle ajoute qu’elle en a très envie.
Sans plus attendre elle m’offre son cœur ;
Elle m’offre ses jours, ses nuits et sa vie.
A ces mots, je n’éprouve plus de rancœur.
Je renie ma haine et mes ressentiments.
Je n’ai plus de mauvais pressentiments.
Je renonce à la colère et au blasphème.
J’ai enfin trouvé une femme qui m’aime.
A moi la tendresse qui m’était inconnue.
A moi les joies et les rires répandus.
Je vais vivre grâce à ma belle ingénue ;
Certes, je ne rattraperai pas le temps perdu,
Mais je ne serai plus jamais seul.
Au diable croque-mort ; au diable linceul. . .
Je suis encore sous l’emprise de mon rêve
Lorsque le ciel s’obscurcit sans prévenir…
Disparue la silhouette au superbe avenir !
Ma misère a seulement connu une petite trêve !
Par les matins faussement rassurants…
Par les crépuscules resplendissants…
Par les jours au chagrin angoissant…
Par les nuits aux constats désespérants…
Par tous les ans qui vont suivre…
Désormais, je ne saurais plus vivre
Sans connaître ni l’amour ni la pitié.
Je vais traîner ma souffrance oubliée
Seulement l’instant d’une aurore.
Mon deuil va durer encore.