Enfer.






Il y a cet enfant qui s’agite et désespère
Parce qu’il ne supporte plus sa vie misérable.
Du haut de ses quatorze ans, il hait son salaud de père
Et il en veut à sa mère aux redditions coupables.

Pourquoi donc ces mauvais parents l’ont-ils conçu ?
Et pourquoi pas dans un pavillon cossu . . .
Au lieu de cela, l’un est menuisier
Et l’autre est mère au grenier
Parce que c’est là que la famille est entassée.
Parce que c’est là qu’il est souvent tabassé
Et de ses désirs et de son avenir spolié.

Un soir, le visage en sang, il dévala l’escalier
Pour se réfugier dans la nuit de la rue ;
Sans pleurer parce qu’il n’avait plus de larmes,
Mais avec cette rancune tenace et accrue.

Combien de fois il a pensé quitter ce foyer-vacarme . . .
Combien de fois il a hésité craignant la précarité ;
Craignant aussi de perturber davantage sa scolarité.
Alors il végète dans ce milieu carcéral,
Entouré par des gens qui lui sapent le moral ;
Sans amour ; sans écoute et sans compréhension
Mais avec des doutes et beaucoup d’appréhension.

Le plus douloureux, c’est quand il compare
Ses parents avec ceux de tous ses copains.
Le plus douloureux, c’est quand il compare
Sa vie avec celles de tous ses copains
Nullement obligés de se montrer déférents.

Marre de cette vie ; marre de ces parents !