Amoureux. ( suite )


Elles sont ma gourmandise, mes souvenirs.
Ce sont mes Jocondes ; mes Dulcinées.
Et c’est à moi qu’elles sont destinées.
Je ne veux d’aucun antidote.
Je voudrai ne jamais les froisser :
Je ne veux pas m’angoisser.
Si j’aime, ce n’est pas de ma faute.
Pourquoi sont elles toutes agréables ?
Je suis toujours en extase
Et mon cœur s’embrase,
Devant ces yeux, ces bouches adorables.
Devant ces jolis minois sortis d’un tableau
De Botticelli, de Ingres ou de Watteau.
Le fait est et je dois l’accepter de bonne grâce,
Même si je frisonne quand mon sang se glace,
Parce qu’après tout, je ne suis pas aimé d’elles.
Je préfère avoir cette élégance,
Car je ne saurai être fidèle.
C’est vrai, j’ai beaucoup de chance.