Le Monde

Oyez sa parole incertaine
Voyez son allure hautaine
Si vite allant aux tourments

Le monde battant en quarantaine
Tapi sur l'or qui crache la haine
De désespoir, orgueilleuse rageusement

Oyez ce faiseur de paroles, sentimental
Voyez ce regard moqueur et brutal
De coureur statique qui peine péniblement

Et, la paix transie, seule, debout
Eperdue dans la nuit totale
Blanche, guettée, sûre, femme fatale

Avançant allègrement jusqu'au bout
Ira-t-elle cette lueur de mystère
Illuminer, tout autour de la terre ?