Oisiveté   

Oisiveté, tu es le terreau fragile de
La malhonnêteté,
Un champs de complexe hostile pour celui
Qui recherche la frivolité.
Un objet de gloire pour les individus qui
Narguent leurs pauvres petites volontés
Et qui préfèrent le droit au devoir,
Exercice de style qui s’effile face
Au fil de la responsabilité.

Oisiveté, tu es la lanterne qui amorce
Les graines de la jalousie,
Le fruit de l’agressivité qui a été
Anesthésié par un regain de douceur,
De folie.
Un hamac d’indécence qui indispose
La conscience des autres et démunit
Les familles, l’enfance d’une espérance
Qui se complaira dans le même
Berceau d’interdit.

Oisiveté, tu es l’embryon maladif
D’une nubilité qui se complaît
à défaire le ligament chétif d’un
Organisme par trop souvent imparfait.
Le lien du sang immortel, individuel
à la raison de ce douloureux méfait
Inaugure de bien tristes figures à
Ce monde incompétent voire légèrement désuet.