Soupirs

Mon cœur se confine à la moisissure
De la très vaste poubelle des sentiments.
Je me promets demain de nouvelles blessures,
Et une poubelle plus belle qu’un tremblement.
Je trace ma voix sur une terre aride
Chantant les rimes de mes plaies ouvertes
Je me raconte l’histoire d’un cœur acide
Et du temple sacré de la putréfaction.
Le bleu, la vie, l’enfance gaie
La jeunesse agonisante de moisissure,
Et l’Arganier torride
Qui tient de rien ses espérances ;
J’envie ses veines et son histoire cachée.
Puanteur,
Les poux, les mouches, la vermine active,
Mes émotions assassinées par le boucher légionnaire.