Mon Amour

Quand nos cris se sont tus
Que nos corps sont repus
Se mélangent nos sueurs
Nos intimes odeurs.
La chambre est une ile déserte
Ou l'on s'est échoués
Juste aprés la tempète
De nos délires enfiévrés.
On aimerait que le temps s'arrète,
Que ces instants durent des siècles,
Ces minutes, ces heures
Ou l'on est sans pudeur.
La chambre est une ile déserte
Ou l'on s'est échoués
Juste aprés la tempète
De nos délires enfiévrés.
Mais en carresse nos doigts insistent,
Mais en tendresse nos sens persistent
Pour que se rallument encore
Les braises de nos corps.
Qu'il n'y ait plus de nuit ni de jour
Qu'il n'y ait plus qu'un lit
Mon amour.