Antiprophétie


Les matins dissonants que l’aurore nous donne
Par delà les non-dits qui taraudent le temps
Sur l’Olympe des jours – que les dieux me pardonnent-
Nous vomiront dessus dans un affreux boucan
Avec des rots si forts que la terre en ses tripes
Aura des soubresauts à briser tous les saints
Quand le dernier archange verra casser sa pipe
Alors tout ira mieux pour nous heureux humains
Les prophètes ont mis avec dessein peut-être
La foi chez les poltrons et les pauvres d’esprit
Nous avons peur de qui envoyons-les donc paître
Sur les cendres des morts et des villes meurtries
Il faudra bien c’est sûr pendant ce millénaire
Briser sur leurs autels dogmes et chapelets
Pour ne plus voir le sang baliser les frontières
Valets des religions foutez-nous donc la paix !

Fi des princes trônant chacun sur leur église
Depuis toujours leurs pairs ont monté des bûchers
Malgré les beaux discours et les terres promises
Leurs bras tendus au ciel ont des mains de bouchers !