Les barbares
A la nuit tombée
Le mal
A cheval
Une horde barbare sillonne
La ville laissée seule, se tait
Les rues froides et sales
Regardent sans comprendre
Le vent s'amuse à les suivre,
Les bouscule
Et les tire par la queue.
A la nuit tombée
Toute vie va finir
Fermes brûlées
Femmes violées
Enfants égorgés
Dans la désolation
Les hommes à genoux
Lâchent prise
Et remâchent leur haine
De son ciel bleu
Dieu jette quelquefois un coup d’œil
Et rit des chats et des chiens
Fuient l’averse de sang
Le terrorisme a fait de nous
Le pays du deuil
Et l'exil de la terre natale
On a grandi côte-à-côte,
Couru dans les mêmes blés;
Aujourd’hui, ils se retournent
Contre nous.
Aujourd’hui nous délirons
De l'innocence de nos enfants
Qui les côtoyaient sans deviner


