La vraie rencontre


Une main s’agrippe
A la nappe
C’est l’ennui
Qui précède la nuit
C’est l’ogre
Qui arrive
Sur nos rives de sommeil
Comme quelqu’un d’étrange
Que l’on reçoit sans rendez vous
Qui partira de lui-même
Après avoir satisfait son ventre de gris