Métamorphose.



Et je me suis levé de ce bûcher de larmes
Où se noyaient mes yeux à trop vouloir pleurer
Pour me trouver l’envie de reprendre les armes
Laissant à mes regrets leurs jours de pas assez.

A force de tenir mon sang de dans la glace
Comme des mots d’amour à jamais prononcés,
Mon cœur ankylosé gardait de ses impasses
L’empreinte de mes pas sur la neige gelée.

Mon ciel vit les reflets de ma métamorphose
Renvoyer du soleil les traits de ses archers
Qui d’un grand champ d’ivraie firent éclore des roses,
Jetant l’ombre de l’ombre au jardin des passés.

mai 2009