Ombre de sable

Enfant de l’océan sans rivage, une gerbe d’écume à la main
Je traverse le mur du langage pour aller danser au milieu
D’un cercle de flamme. Une ronde avec la lumière soudaine
M’emporte en écho vers la vallée rouge de mes rêves d’antan

Je porte sur mes mouvantes épaules une aurore boréale
Qui éclaire un horizon fuyant vers le déclin du jour
Les fleurs d’un jardin suspendu au secret de l’instant
Gonflent les voiles de l’absence au croisement des vents.