Eternity   

A l'heure où s'imaginent de vaines échappatoires
Hors des murs déstructurés de ma conscience
Je transforme mes nuits en possibles exutoires
Avilissant mon âme de ma tranquille innocence.

A l'aube, tout se meurt en d'infernales convulsions
Et me ressuscite en adorable muse idyllique
Je déserte pour un temps ces inexpressives pulsions
Sans renoncer au ravissement d'une voix angélique.

Si les souvenirs dépérissent dans cette double vie
Ma mémoire fracturée idéalise un être de chair
Qui magnifie mes jours en préservant son envie
D'éterniser son vœu : rester libre comme l'air !

Alors je continue, inlassablement, ces jeux stériles
Pour tromper mon ennui et anesthésier mes douleurs
Ce qui transparaît d'illusoire dans ces plaisirs futiles
Me rend docile et clarifie mes yeux embués de pleurs.

Lorsque la nuit revient étendre son obscurité
Dans mes pensées confuses à l'invariable mélancolie
Je pense à Lui, parfaite incarnation de l'éternité
Et déleste mon cœur de ce passé, qu'enfin, j'oublie.


28 février 2012