Un soir
Lorsque les heures d’insomnie
Font un éther de mon ennui
Une sensation vaporeuse
Etendu j’ai l’âme fiévreuse
Et revois l’enfant qui sourit
A l’instant sans être inquiété
Par l’angoisse du lendemain
Mais la vie semble s’émietter
Comme du sable entre mes mains
Derrière moi s’étend le chemin
Tracé par ce que j’ai perdu
Devant moi se tient l’inconnu
Je cherche un point obstinément
Mais je n’en vois pas et je ments
Je marche sur le fil ténu
Des jours arides, des aubes pâles
En une suite sans mystère
De déceptions toujours banales
La médiocrité délétère
A fait de moi un homme amer
Je n’ai plus aucun idéal


