Les Roches Noires
Couche bleutée de l’astre flamboyant
Où le ciel se fond dans l’horizon
Où l’écume a gardé sa chaleur d’antan
Tu combats la terre avec passion
De tes yeux coulent les larmes
Et de ta beauté fatale
Tu as pris telle une rafale
Mes pauvres amis sans armes
De ton sel est né ma haine
De ta splendeur naturelle
Mais faut-il que je comprenne
Qu’ils n’étaient pas immortels
Je les ai vus dans ma galère
Je les ais vus se hurler
Tous ces mots dans la misère
J’ai dû les abandonner
Mais de leurs jeux et amours fous
Dis-moi, que pouvoir en dire
Juste des souvenirs de nous
Pour le passé de l’avenir
Ton immensité de jade
Ne pourra trouver la paix
Que lorsque sur ton doux sable
Leurs cris seront effacés
Mais tu ne pourras oublier
Ce crime un jour perpétré
De tes lambeaux de corail
Car marqué comme du bétail
Dans ma mémoire il est gravé
Tes joyaux précieux de cendres
Qui bordent tes oreillers
Me murmurent à me pourfendre
Et avec ô! combien de regrets
Une regrettable chanson
Se profilant sur l’horizon


