Dire OUI à la vie   

Le poète se définit-il par sa pensée
Ou sa pensée définit-elle le poète?
La question posée loin de m’ennuyer
Révèle les sujets sur lesquels je médite.
Mon moi poétique est-il vraiment MOI
Ou une façade que je sans cesse repeins.
Je cherche à élucider le mystère sans émoi,
Ma poésie est MOI pour les humains,
Des vers, des poèmes, une valse de mots
Sous le soleil qui éclaire mes pensées
Et me permet de quitter les ténèbres. Les beaux
Vers que j’exprime, sont-ils mon identité?
Des mots résonnent dans ma tête, mélodie
Douce qui parle de violence et trouve l’amitié.
Poésie de la tolérance dans un monde de perfidie
Où règne la haine sanguinaire qui bannit l’amour
Et l’étouffe. J’écris pour un monde de brutalité
Où les vers consolent au lieu de toujours
Faire pleurer et l’amitié unit au lieu de diviser.
J’écris à la recherche du MOI qui se renouvelle
Pour mieux reconnaître et comprendre les autres.
J’écris… et le temps, les années passent, rebelles
A la tolérance et ma poésie se fait l’apôtre
De la non violence, rejetant le mal, la folie
Meurtrière qui tue l’imagination créatrice.
L’humanité souffrante recherche le paradis
De l’amour, mon MOI dénonce les destructrices
Émotions, espérant voir un jour l’extinction du mal
Et l’expansion souveraine du bien. Ma vraie peur
Ne pas pouvoir écrire face à cet animal
Féroce, le mal qui paralyse l’amour. Le bonheur
Continuel d’écrire, libère le message poétique
Partagé avec le lecteur, mais, la peur demeure
Être jugé, incompris, affronter les critiques
Dans le silence de la nuit… les insomnies,
L’utopie, la vie, la mort, l’intolérance, la création,
Tout un univers en perpétuel effervescence
Qui mange, boit, souffre, pleure et sourit
Dans le bonheur, le malheur, le deuil, l’essence
Même de la poésie, de la sagesse : dire OUI à la vie.