Fable de la vie



Dans ma terre, j’ai planté une graine
Qui est devenue une belle salade.
Mais une chenille qui par là se promène
S’en est goinfré à s’en rendre malade.
Passe alors non loin un joli poulet
Qui ne fit qu’une bouchée du gros ver
Il avait pourtant l’air bien rassasié
Mais dit-il Ce sera mon dessert.
A peine eût-il le temps de digérer
Fut-il déplumé, vidé et rôti.
De ce poulet, je me suis régalé
Petit poême d’une chaine de la vie.