Un petit bédouin découvrant la ville
Sur le carnet des souvenirs ma plume se promène
Maquille une page et y reste souveraine
Insufflées par des souvenirs, mes pensées se bousculent
Des idées exaltées me viennent comme de mauves crépuscules
Je construis ce poème à l'encore de ma plume
Qui, depuis un temps, a pris la coutume
J'écris cette fois sur ma découverte de la ville
Transporté comme un chaton dans une cage qui vacille
Arrivé en ville déjà endormie sous la lumière qui luit
Illumine ses quartiers et repousse la nuit
Des boîtes de béton aux fenêtres obscures
Où règne la tristesse mélangée au silence imposture
À l’assaut de mes pensées et de mon profond chagrin
Je contemple l'espace à la blancheur d’airain
Dans cet univers, ma vue s’évade en amplitude
Le vent souffle en vagues d'ennui et de solitude
Dans les ruelles de la ville aux belles façades
Je découvre des gens et des habitudes un peu fades
Les premiers jours s’écoulent en heures de tristesse
Le temps se dilapide et manque de vitesse
J’ai appris à marcher et à éviter les automobiles
A me comporter tels les résidents d'une manière plus habile
Où êtes-vous ma belle campagne et mon petit douar enchanteur
Pour m'escorter et exorciser les spectres de mon cœur ?


