Seul dans le noir


Chaque matin, chaque soir
Assis tout seul presque dans le noir
Corps et esprit en désaccord
Ma solitude, l'un deux, l'a voulue fort

Ce noir exempt d'odeurs et d'énergie
Me plonge dans un silence infini
Mes yeux se posent sur des objets
Qui ont pitié de cette chair allongée

Les secondes comptent les battements
De ma vie qui a l'air de s'écouler lentement
Le néant prend possession de ma ritournelle
Et condamne à la quarantaine ma cervelle

J'ai décidé de blanchir à la craie ce noir
Saisir pleines les mains un sort à revoir
Fuir ce cactacée toujours en moi ancré
Et les vagues de mes grands ergs ocrés.