Cocon pour un con

Je me sens chez moi comme l’oisillon dans son nid
La différence c’est que je suis seul, ma mère est partie.
Alors, je me concocte indépendamment ma becqueté.
Ne me plaignez pas, il est bon de pouvoir se débrouiller.

Dans ces quatre murs je me sens unique et protégé.
Aucun abruti n’a la capacité de venir m’emmerder.
Le grouillement incessant du monde extérieur m’ennui.
Les personnes qui vivent comme des horloges, je les fuis.

Vous pouvez compter vos années sans absoudre la pression.
Moi, j’ai trouvé mieux pour gérer les choses à ma façon.
Je me condamne à vivre en mon unique compagnie,
L’époque de ma sociabilité de façade est finie.

Je suis devenu un être marginal qui se retire de son passé.
La comparaison permanente aux autres m’était insupportable.
A présent, je combats les gens ici, à ma table.
J'existe caché sans être une caricature de conformité.