Dispiritedness

Quand les jours insipides se font des décennies,
S'étirant, détestables, en une lente agonie ;
Que du mortel ennui une enclume est forgée,
Pour faire sombrer mon âme en des lieux insondés

Où la joie et l'espoir, effrayés par le noir,
Ont dû céder la place au spleen et au cafard ;
De ma bouche, dès lors, ne sortent que des soupirs
Et ma main, tout d'un coup, se plaît donc à écrire

Ces quelques lignes en vers ; et ces mots sur papier
Porte loin les sanglots de mon âme esseulée.
Alors, au fond du gouffre plein de mes idées noires,
L'inspiration, fugace, se lie au désespoir.