Le vieil amant (Sonnet)
Au détour du chemin à la fin du voyage,
J’écris ces quelques lignes pour vous dire mon amour,
Mes nuits sont inondées de votre doux visage,
La gomme de la vie en estompe le contour !
Souvenez-vous très chère nos étreintes clandestines,
Sous la caresse en feu de mes doigts affolés,
J’ai tellement aimé vous voir cambrer l’échine,
Tellement adoré voir votre corps frissonner !
Le hasard a voulu amante aventurière
Que par ces mots je puisse effacer la poussière,
Des souvenirs fougueux de nos jeunes vingt ans !
Je ranimerai en vous la flamme vive d’hier
Le cœur en bandoulière et les cheveux au vent,
Je n’ai rien oublié !... Il y a si longtemps !...


