Un Mal (Odes à la poésie)

Toute ma jeunesse, cet infâme animal
Tournoyant dans les cieux, m'épiant si fébrile
A trouvé, dans mes yeux, le virus idéal
Le remède, le poison, de mon talon d'Achille


Me voilà renversé, gisant dans la poussière
Impuissant, le regarde reprendre son envol
Qui traversant les cieux, et défiant Eole
Ne cesse de me narguer, en déchirant les airs


Et qui sauras un jour, me trouver l'élixir ?
La potion, la clé, de mon terrible tourment
Qui vaincra l'infâme, et son humiliante satire
Qui me donnera la force, de détourner les vents


Oh non ! il est lâche le cadavre immortel !
Ses ailes sont de fer et son coeur est d'acier
De mon âme il a fait, une statue rouillée
Qui hantera mon corps, vers le gouffre éternel