Mémoire

Tu passes ton chemin sans te retourner
Etrangère, indifférente
Sans un regard sans un sourire
N’aurais tu plus rien à me dire
Ou est-ce ma détresse qui te fait plaisir ?
Si jamais tu as oublié
Ta peau se souvient-elle encore
De mes caresses enfiévrés
De la folle danse de nos corps
Ou bien ressens tu du remords?
Te souviens-tu de nos nuits blanches
De la mer bleue qui nous enviait
De nos ébats, de nos châteaux de sable
De nos baisers interminables
Ou bien te sens tu coupable ?
La nature humaine serait-elle ainsi faite
Le cœur est épris, mais la raison rejette
L’amour le plus pur cédant la place à l’ennui
Ou bien était-ce un moment de folie
Qui à la fin d’un été sombre dans l’oubli?